6 février 2026
Et s’il existait encore, en 2025, des citoyens qui évitent de se soigner non pas par négligence, mais parce que les lieux de santé leur sont inaccessibles ?
Cette nouvelle idée reçue met en lumière une réalité souvent invisible : celle des personnes malvoyantes et non-voyantes qui renoncent à se rendre dans un hôpital ou une clinique faute de pouvoir s’y repérer, s’y orienter, y circuler simplement. Pas parce qu’elles ne seraient jamais malades. Mais parce que ces espaces ne sont pas pensés pour elles. Dans un univers médical déjà anxiogène, leur manque d’autonomie devient un obstacle supplémentaire, trop souvent ignoré.
Soigner, ce n’est pas uniquement traiter un symptôme ou prescrire un médicament. C’est aussi créer les conditions d’un accueil digne, apaisant, et véritablement inclusif. Cela signifie penser l’environnement de soins pour qu’il soit compréhensible, accessible et rassurant pour toutes et tous, quel que soit le mode de perception ou de déplacement. Cela commence dès l’entrée, dès les premiers mètres parcourus en autonomie ou non. Parce que la confiance dans le parcours de soin naît aussi de la capacité à se repérer, à s’orienter, à se sentir considéré dès le seuil franchi.